Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage


Voeux de bonheur... par temps de crise
 

Tout le mois de janvier, nous allons
l’entendre combien de fois cette petite
phrase ensoleillée « Tous nos vœux de
bonheur ! ».
A la fin de la célébration de leur mariage,
les jeunes époux l’ont entendue aussi :
"Tous nos vœux de bonheur". Ces cinq
petits mots sont tellement faciles à
prononcer et ils font toujours plaisir !
Surtout ils ne coûtent rien à personne.
Car le mot vœu, en ce cas, est utilisé au
sens de "souhait".
Mais selon les dictionnaires, le premier
sens de vœu signifie : résolution,
promesse, engagement. Par exemple,
quand un religieux prononce les trois
vœux de pauvreté, chasteté, obéissance,
c’est une promesse, un engagement
autrement exigeant !
Dans la société en crise, dans l’Église qui a aussi ses
problèmes, de quels vœux avons nous besoin en ce début
d’année ?
Suffit-il pour redresser le monde de poser des souhaits
envers les autres ?
Ne conviendrait-il pas plutôt de s’engager à fond
personnellement ?
Avis à tous ceux qui seront candidats aux élections
municipales et européennes.
Avis encore à tous ceux qui exercent des responsabilités
dans leurs familles, leurs associations, syndicats, partis, et
leurs entreprises.

En ce temps de crise, avec cette offre de consommation
multiple et écrasante, comme vient de l’écrire le pape
François dans son exhortation sur "La joie de l’Évangile", le
grand risque du monde est d’engendrer « une tristesse
individualiste qui vient du cœur bien installé et avare, la
recherche malade de plaisir superficiel ».
Le pape invite les chrétiens à s’engager avec Jésus au
service des autres pour que « personne ne soit exclu de la
joie que nous apporte le Seigneur ». « Nous devons dire
non à une économie de l’exclusion et de la disparité
sociale. Une telle économie tue. Il n’est pas possible de fait
qu’une personne âgée, réduite à vivre dans la rue, meure
de froid, ne soit pas une nouvelle, tandis que la baisse de
deux points en Bourse en soit une. Voilà l’exclusion ».

Le pape a aussi un couplet sur la famille où « la fragilité
des liens devient particulièrement grave parce qu’il s’agit
de la cellule fondamentale de la société, du lieu où l’on
apprend à vivre ensemble dans la différence et à
appartenir aux autres, et où les parents transmettent la foi
à leurs enfants ».

Qu’est ce qui est le plus beau ? Recevoir d’autres
personnes des vœux de bonheur ? Ou faire nous-mêmes
des vœux qui nous engagent ? Entre vœu et vœu, qui va
choisir ?

Raymond PEYRET






  Mentions légales   Contact     Administration        Suivre la vie du site    SPIP