Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage


Une vocation inattendue...

Cette année sacerdotale proclamée par Benoît XVI,nous invite à prier pour les futures vocations de prêtre. Tain l’Hermitage, et toute la paroisse St Vincent, peut se féliciter de compter parmi ses anciens habitants, un futur prêtre.


 

En effet Marc Passas, qui est certes né à Tournon mais a passé toute son enfance à Tain, diacre depuis le 19 avril de cette année, sera ordonné prêtre le 22 novembre en l’église de Chabeuil et donnera sa première messe dans la ville qui l’a vu grandir, le dimanche 29 novembre. Sa maman, Geneviève Passas, qui habite Tain, nous livre un témoignage de la vie de son fils.
« Marc est né le 29 avril 1970, il était un garçon calme, plutôt discret mais pas solitaire : durant son enfance et son adolescence il s’est toujours entouré de nombreux copains. Je peux dire que rien ne le destinait vraiment à la prêtrise, nous-mêmes avec mon mari nous n’allions pas à la messe tous les dimanches, Marc a suivi son parcours de catéchisme classique, et après la communion il s’est éloigné de la foi.
Il a suivi toutes ses études en école publique, et ce n’est qu’au cours de sa maîtrise en arts plastiques, à St Étienne, qu’il a commencé à s’interroger sur ce qu’il voulait vraiment. Il aimait la peinture, l’art, le « beau » et ce qu’il faisait en cours le décevait. Par contre, il appréciait beaucoup les cours de philosophie et ceux-ci l’ont amené à se questionner en profondeur.
Pendant cette période, entre 20 et 30 ans, il est devenu plus distant, s’interrogeant souvent sur son avenir, il semblait se perdre dans ses pensées. J’ai perdu mon mari subitement en 1994, et cet événement a profondément interrogé Marc sur le sens de la vie.
Durant ces années, il a travaillé comme surveillant dans des établissements scolaires, il a effectué des missions pour le Conseil général de la Loire, mais toujours en recherche de sa vocation il était souvent sur la défensive.
Et puis, à 27 ans il réalise sa 1ère retraite des exercices spirituels de Saint Ignace, et trois ans plus tard, au cours de l’année 2000, il m’annonce son désir d’entrer au séminaire à Paray le Monial. Ce fut une grande joie et un grand soulagement car, vu son silence et son enfermement je n’avais qu’une crainte : qu’il soit attiré par une secte. Heureusement, il n’en était rien bien au contraire ! Ma fille (Marc a une sœur de 4 ans sa cadette qui est mariée et qui vit à Vion) et moi étions ravies qu’il s’engage dans cette voie ! Si vous avez l’occasion d’échanger quelques mots avec lui vous apprécierez sûrement son côté pince-sans-rire ! »

Propos recueillis par Nicolas BANC


[ Galerie photo ]

Père Claude GRIMAUD et Marc PASSAS





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