Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
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Signes extérieurs de richesse

Pour un chrétien, la vraie richesse est l’amour de Dieu. Difficile, dans le monde laïc, de montrer cet amour aux autres. De plus, certains signes, comme le crucifix porté en bijou autour du cou ou en boucles d’oreille, ont peut-être perdu leur signe d’appartenance. On retrouve bien des dessins de poissons à l’arrière de certaines voitures, d’où, peut-être, la formule de « queue de poisson ».


 

Alors, pour nous, comment se présentent nos signes extérieurs de richesse ?
La richesse, affirme le pape François, se trouve dans l’amour « de compassion, de tendresse, de partage », « dans la miséricorde infinie de Dieu » dont témoigne Jésus. La richesse, c’est de devenir des fils, de recevoir la confiance de Dieu, de devenir « des frères dans le Frère Premier né ». Ceci engage à combattre la misère, cette « pauvreté sans confiance, sans solidarité, sans espérance ».
Cette richesse, voici qu’il nous est donné de l’accroître... de la doubler, si l’on se réfère à la parabole des talents, grâce au Carême.
De plus, ce Carême 2016 est placé sous le signe de l’année sainte de la miséricorde. Mettons donc en pratique ce qu’écrit notre catéchisme catholique, et lançons-nous dans les deux axes de la miséricorde, spirituelle et corporelle. Le Christ les a liées.
« Les œuvres de miséricorde spirituelles sont : enseigner l’ignorant, conseiller celui qui en a besoin, corriger l’égaré, pardonner les injures, consoler le triste, souffrir avec patience les adversités et les faiblesses du prochain et prier Dieu pour les vivants et pour les morts. »
« Les œuvres de miséricorde corporelles sont : visiter le malade, donner à manger à celui qui a faim, donner à boire à celui qui a soif, secourir le captif, vêtir celui qui est sans vêtement, accueillir le pèlerin, enterrer les morts. »
Voilà donc définis nos signes extérieurs de richesse. Il s’agit bien d’extérieur : souvenez-vous des rencontres, à la télévision, avec sœur Emmanuelle, mère Teresa, l’Abbé Pierre. Leur richesse crève l’écran, et les médias en raffolent. La sainteté est un bon sujet dans notre monde laïc.
Carême est donc l’occasion de laisser déborder cet amour de Dieu qui est en nous. En d’autres termes, de témoigner. Heureusement, c’est surtout Dieu qui agit. Que ce Carême soit une occasion de le laisser faire.

François BAUDEZ






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