Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage


Que ma joie demeure

Lors du Carême, certains d’entre nous ont participé à quatre réunions « l’évangile de Jésus-Christ selon saint Jean pour les Nuls ». Or cet évangile, comme chaque année, est celui du temps pascal qui se termine à la Pentecôte.


 

Un temps, d’ailleurs, où l’évangile porte sur des discours antérieurs à la Résurrection, comme si cette dernière leur donnait tout leur sens : Jean, devant le tombeau vide, dit : « Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. » Petite piqûre de rappel pour les participants et quelques clés pour les autres :
Le dimanche 6 mai, qui sera cette année le jour de confirmation des jeunes, l’évangile est celui du discours que le Christ tient pendant la dernière Pâque, la Cène, et où il fait ses dernières recommandations à ses disciples : dans quelques heures, il ne sera plus avec eux.
Le dimanche suivant, nous sommes un peu plus tard au mont des Oliviers. Le Christ est sur le point d’être livré, nous l’imaginons donc triste, le moral à zéro... mais il demande au père « Qu’ils aient en eux ma joie ! ». Est-ce paradoxal : pas du tout ! Il suffit d’attendre la Pentecôte pour comprendre ce qu’il demande à son père : ce troisième discours de Jésus est prononcé bien avant la Cène, pendant la fête des tentes qui se fête à l’automne. On y célèbre dans la joie l’assistance divine reçue par les enfants d’Israël lors de l’Exode et la récolte qui marque la fin du cycle agricole annuel (en anglais : thanksgiving !). C’est également la fin de la période de sécheresse et donc l’un des rites de la fête des tentes est la libation de l’eau, la bénédiction divine pour la pluie « en son temps », c’est-à-dire ni précoce ni tardive, au cours duquel Dieu juge le monde . L’évangéliste rapporte l’essence de ce discours de Jésus-Christ : l’eau vive, c’est l’Esprit Saint. Il vient « en son temps ». Sa venue marque, dans nos âmes, la fin de la période de sécheresse. Sécheresse, mais aussi mûrissement. Il faut quarante jours aux disciples, après la Résurrection, pour être mûrs pour l’envoi en mission.
N’oublions pas que l’évangile de Jean est un véritable Lego où tout s’emboîte d’un passage à l’autre. L’Esprit Saint est aussi la joie du Christ. Formule reprise pendant la Cène que vous entendrez le 6 mai : « Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour, comme moi, j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit cela pour que ma joie soit en vous. »
Trois dimanches de joie nous sont offerts par la liturgie. Joie et amour, puisqu’il est bien question de ces deux notions liées. Munis de ces quelques clés, découvrez que l’évangile de Jean est à la fois très simple et très riche !
François Baudez






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