Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage


Petites histoires de parrains et marraines...

D’abord une sombre anecdote : un jour, j’ai reçu à la cure
(ce n’était pas à Tain l’Hermitage !) des parents en
colère : « Nous venons vous demander de rayer le nom
du parrain de notre fils. Il ne s’est jamais occupé de son
filleul ! ».
Calmement, j’ai répondu que je comprenais leur
réaction, mais que je ne pouvais modifier un document
d’archive. Ce qui est écrit, est écrit...


 

Cette anecdote douloureuse témoigne sans doute de la
place importante qu’occupent le parrain et la marraine
dans l’esprit de beaucoup de familles. Surtout elle
montre la nécessité absolue de faire le bon choix, quand
on a décidé le baptême de son enfant. Pour éviter de
pénibles déconvenues...

La plupart du temps, le choix des parents se porte sur
des membres de la famille – et, de temps en temps, sur
des amis avec qui on veut fortifier les liens. Mais ce qui
est essentiel, c’est de choisir comme parrain et marraine
des personnes qui soient croyantes car elles sont
chargées d’accompagner leur filleul, de lui apporter un
soutien dans sa vie chrétienne. Aurait-on l’idée cocasse
de prendre pour maître de natation quelqu’un qui ne sait
pas nager et même qui n’aime pas ce sport ?

En revanche, je garde un excellent souvenir d’un
collégien de 4éme. Avant le jour de son baptême, je lui
demandais pourquoi il avait choisi Monsieur Untel
comme parrain. La réponse a fusé : « C’est lui qui m’a
donné envie d’être baptisé ! J’admire sa foi »
.

C’est clair : un bon parrain, une bonne marraine doivent
en effet être choisis pour leurs convictions chrétiennes.
Il faut reconnaître que, dans la période présente, il n’est
pas aisé de trouver ce numéro rare dans une famille ou
chez des amis. Mais notez qu’il n’est pas obligatoire
d’avoir un parrain ET une marraine. On peut se
contenter de l’un ou de l’autre. Faites-lui l’honneur que
ce soit lui (ou elle) qui porte son filleul sur les fonts
baptismaux : ceci est significatif ! Facilitez-lui la vie pour
qu’il (elle) puisse avoir des relations
privilégiées avec son(sa) filleul(e) (invitation
à déjeuner, voyage, vacances...) tout au
long de l’enfance et de l’adolescence.

Pour terminer une anecdote encore,
savoureuse celle-ci.

Quelques jours avant le mariage de son
filleul, une marraine me téléphone : « Si
vous permettez, j’aimerais offrir à mon
filleul le cierge de son baptême... »
. Ce
qu’elle fit merveilleusement, le moment
venu, en lui disant devant l’assemblée : « A
ton baptême, tu étais tout petit. C’est donc
à moi que le prêtre à remis ce cierge. Tu en
regardais la flamme : elle t’invitait à être
lumière. Je te rends ce cierge : désormais,
c’est à deux que vous devez être lumière
dans le monde ! »
. Il y eut d’abord un
silence étonné, surpris. Puis ce fut un
crépitement d’applaudissements ! Certains
même avaient des larmes dans les yeux...

Comme moi encore, quand j’y pense...

Raymond PEYRET






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