Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage


Mission au Tchad - 2

Dans un précédent article, Patrick Chalaye, un jeune de la paroisse, nous relatait son projet de mission au Tchad ; maintenant à pied d’œuvre, il nous fait part de ses premières impressions.


 

N’Djamena, le 4 août 2009

Chers tous,

Après un mois passé au Tchad, un peu silencieuses, je m’excuse, voici ma première lettre de nouvelles !!

Mon arrivée :
Je suis arrivé le mardi 30 juin au soir. Malgré une grève des transports en commun lyonnais (Grrr !), je suis arrivé sans encombre à l’aéroport Charles de Gaulle à Paris, mon sac plein de médicaments, de minerves, d’attelles et autre matériel médical. Le vol s’est très bien déroulé. Je n’ai pas pris très souvent l’avion dans ma vie, alors ça m’a fait très bizarre de voir s’éloigner derrière moi les côtes françaises méditerranéennes puis s’approcher les côtes africaines et encore plus de survoler les désert nord-africains ! Je suis descendu de l’avion à 21h15 heure tchadienne (22h15 en France), et là : dépaysement immédiat ! Après un aéroport Charles de Gaulle riche et luxueux, j’arrivais à un aéroport franchement rudimentaire !
Brigitte Faure, la sœur médecin de la Communauté du Chemin Neuf, qui s’occupe du service de pédiatrie, m’attendait. Nous sortons de l’aéroport et prenons la route pour rejoindre l’hôpital. Ici, il fait nuit très tôt, vers 18h30h. Ce soir là on avait de la chance, il y avait l’électricité dans la ville, ce qui parfois n’est pas le cas ! J’ai donc pu voir une première fois le visage de la ville de N’Djamena. La plupart des maisons sont faites en terre ou en briques, très petites et sans étages. Certaines zones ont même franchement l’allure de bidonvilles.
Enfin nous arrivons à l’hôpital. Les logements des missionnaires qui travaillent pour l’hôpital sont dans des bâtiments voisins. Vu l’heure (dans ce pays les gens se couchent généralement à 21h-22h pour se lever à 5h !) j’ai rejoint rapidement ma chambre et après avoir rangé mes affaires et installé ma moustiquaire, dodo !!

Le premier jour :
J’avoue que dès mon arrivée le dépaysement m’a beaucoup choqué. Je pense que le mot n’est pas trop fort pour décrire ce que je ressentais. Je n’avais encore jamais quitté l’Europe jusque là, alors le fait de me retrouver au milieu de tant de différences m’a beaucoup secoué. C’est pourquoi j’ai décidé de prendre cette journée pour essayer me laisser apprivoiser par les gens, leur manière d’être, la langue différente (ici seules les personnes qui sont allées à l’école parlent le français), par l’hôpital, le paysage différent, par le fait d’être différent au milieu de toutes ces personnes qui n’ont pas la même couleur de peau que moi et puis surtout par la grande pauvreté qui règne ici. Doucement, au fil des jours, ce travail se fait en moi.


[ Galerie photo ]

L’entrée de l’hopital

Sport préféré : le foot

Aéroport de N’Djamena

Le bon Samaritain





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