Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
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Mai, mois de la femme ?

Étrange mois de mai. Les Romains, superstitieux, évitaient de se marier en mai car c’était le mois des esprits malins. Ils en avaient fait aussi le mois de Maia, déesse de la fécondité. Drôle d’idée, donc, que d’avoir choisi de consacrer ce mois à la Vierge Marie !


 

Et comme cette année, la Pentecôte tombe en mai, interrogeons-nous sur le rôle qu’a bien pu jouer l’Esprit-Saint dans ce choix. Rappelons-nous que les dons conférés à Marie sont tout à fait exceptionnels, comme la sainteté immaculée, la maternité divine, l’association à l’œuvre de la Rédemption et surtout au sacrifice de la Croix. Nous sommes invités à exprimer notre louange et notre reconnaissance pour ces dons extraordinaires. Jean-Paul II ajoute : « C’est à Elle, qui est devenue Mère de l’Église et Mère de l’humanité, qu’a recours le peuple chrétien, animé par une confiance filiale, pour solliciter son intercession maternelle et obtenir les biens nécessaires à la vie terrestre en vue de la béatitude éternelle ». Il insiste : « Médiatrice maternelle, Marie présente au Christ nos désirs et nos supplications ; elle nous transmet les dons divins, intercédant constamment en notre faveur. »
Quelle arme, donc, l’Esprit-Saint nous a-t-il envoyée en ce mois de Mai où prolifèrent les esprits malins ? La fécondité de l’Église ! L’Esprit-Saint a substitué Marie à Maia en donnant un autre sens, plus spirituel, à la fécondité, celle qui nous conduit à cette béatitude éternelle. Notre force, c’est cette douceur maternelle. Nous devrions la retrouver dans les textes du Synode de la Drôme, car la source de l’évangélisation, c’est l’Amour.
Là, je m’adresse aux hommes : nous avons souvent expérimenté la difficulté d’exprimer notre amour filial. Surtout à l’adolescence. Profitons de ce que l’amour d’une mère nous semble naturel : Marie est sans doute une chance pour nous de parvenir à dépasser nos réserves à l’égard du Père. Osons demander à Marie de nous transmettre ce don de l’expression de l’amour.
Et là aux femmes : la France vous octroie deux jours : la journée de la femme (en mars) et la fête des mères. Marie, elle, a cinq mois. Outre celui de mai, l’Église lui a consacré août (Cœur Immaculé de Marie), septembre, (Notre Dame des Douleurs), octobre, (Rosaire) décembre, (Immaculée Conception). Alors prenez ces cinq mois pour vous. Comment cela ? Parce que vous êtes « l’icône » de Marie auprès de nous les hommes, au sens où l’icône est la représentation – imparfaite mais avec un sens théologique profond – de ce mystère de l’Amour de Dieu, vous avez à nous ouvrir à l’amour, à la tendresse, à ce chemin que nous montre Marie vers le Père. Avouons-le, cinq mois, ce n’est pas de trop pour cette tâche.
Dernier point. Nous avons la chance d’avoir deux prières de tous les moments : le Notre Père et le Je vous salue Marie. Une prière « masculine » et une prière « féminine ». La différence des sexes est une réalité, une richesse que l’Esprit-Saint n’a pas fini de nous faire découvrir.
Soyons attentifs, au cours de ce mois de Mai, à la place des femmes et des hommes dans le dessein de Dieu. En plus, ce mois se termine par le jour de la fête des mères. Qu’en 2015, elle prenne un sens plus profond encore : mères de l’Église.
François BAUDEZ






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