Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
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Mai, mois de Marie

Ce n’est qu’en 1724 que le mois de mai est officiellement consacré à Marie. Cette dévotion particulière, forme de piété populaire, a pourtant vu le jour bien avant, à Rome, sous l’impulsion des Jésuites.


 

Ils recommandent à chaque catholique de dresser, chez eux, un autel à Marie, à la veille du 1er mai, un autel orné de lumières et de fleurs autour duquel la famille peut se réunir pour réciter des prières en son honneur. Enfin, c’est le pape Pie V (pape de 1566 à 1572) qui institue la fête de la Visitation de Marie le 31 mai.
Le mois de Marie commence le 1er mai par la fête de saint Joseph artisan, institué en 1955 par Pie XII pour donner un sens plus chrétien à la fête du travail. Les premiers signes du culte marial font leur apparition au IIIe siècle dans l’Église d’Antioche et nous conservons de nombreuses prières qui s’insèrent dans le canon de la messe.
Marie n’est pas le terme de la prière, elle en est l’occasion. C’est parce qu’il se termine par la fête de la Visitation, que ce mois de mai nous invite à nous rapprocher de Marie pour la prier, la chanter et nous confier à sa médiation. C’est Dieu qui est loué pour le Salut accompli par son Fils, auquel Marie est associée par grâce.
La plupart des représentations de Marie sont des Vierges à l’Enfant, car, quand nous prions Marie, nous lui disons comme dans le cantique : « Donne-nous ton Fils ». La tradition de l’Église a amplifié la place de Marie entre Jésus et nous à partir d’une méditation des noces de Cana : à Cana, elle nous dit : « Faites tout ce qu’Il vous dira », nous invitant à imiter son Fils. Réciproquement, beaucoup de « Je vous salue Marie » sont accompagnés d’une intention de prière car nous avons confiance en Marie pour porter nos suppliques au Seigneur. « Marie, prends nos prières, présente-les à Jésus ».
Notre pape François, Jésuite d’origine, insiste très souvent sur la place de Marie dans notre vie personnelle. Il a dit : « Si nous voulons savoir qui est Marie, nous nous adressons aux théologiens ; si nous voulons savoir comment l’aimer, il faut le demander au peuple de Dieu ». On raconte que, pendant le troisième concile (en 431), les habitants d’Éphèse se rassemblèrent devant la porte de la Basilique où se réunissaient les évêques et crièrent : « Mère de Dieu ! » Les fidèles, demandant de définir officiellement ce titre de la Vierge, voulaient reconnaître la divine maternité. C’est l’attitude spontanée et sincère des enfants qui connaissent bien leur Mère, parce qu’ils l’aiment d’une immense tendresse. Mais il y a plus, c’est le sensus fidei du saint peuple fidèle de Dieu, qui, dans son unité, jamais ne se trompe. Connaître et savoir aimer, le mystère de Marie touche à l’intelligence de la foi en même temps qu’il touche notre cœur. Cela est vrai pour elle comme cela est vrai d’abord pour le Christ. Dans la foi, nous avons à « compren-dre » pour rendre compte de l’espérance qui est en nous, mais nous avons d’abord à aimer. Notre spiritualité mariale doit s’enraciner sans cesse dans cet équilibre entre l’intelligence et l’amour. Comme, dans le Rosaire, trouver l’équilibre entre la connaissance de Dieu et la connaissance de soi.
François BAUDEZ






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