Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage


La question alimentaire chez nous et dans le monde - Quelles politiques ? - Quelles solidarités ?...

Compte rendu de la session des aînés ruraux du CMR qui a eu lieu à Viviers les 21 et 22 octobre 2009 avec pour thème le titre de cet article.


 

Étaient représentés les départements de : l’Ardèche, Bouches du Rhône, Gard, Hautes Alpes, Lozère.
Un intervenant René Valette, a écouté, accompagné, et permis d’approfondir notre réflexion et notre foi durant ces deux jours.

LA QUESTION ALIMENTAIRE CHEZ NOUS

Le témoignage de Jean Luc , aujourd’hui délégué du Secours Catholique de l’Ardèche, nous a plongé dans le vif du sujet. D’un milieu modeste, il fait des études pour travailler dans le secteur social, suite à une perte d’emploi, il vit un chômage qui se prolonge, il retrouve un emploi, quelques années plus tard un autre licenciement le conduit avec sa femme et deux enfants dans une situation de galère loin de leur famille :
« Lorsque l’on est reconnu dans la ville, le quartier, la paroisse, il est encore plus difficile de faire la queue pour avoir un colis au resto du cœur, ‘’ça rend modeste, ça forge le caractère, on n’est pas les seuls à avoir faim,. Difficile de dire ce que l’on ressent lorsque l’on ne peut pas faire vivre sa famille dignement. »
Jean Luc nous invite à être attentif aux situations de misère autour de nous.

René Valette, se présente : il a grandi dans une famille ouvrière, “on était pas riche mais on était heureux”.
Ses engagements syndicaux et sa participation à la JOC l’ont beaucoup marqué. Après un travail en menuiserie, il a pu reprendre des études et obtient un doctorat en géographie et économie humaine, ce qui l’amène au poste de Vice Recteur de la Faculté Catholique de Lyon .Pendant ses années de Président du CCFD il s’est beaucoup investi dans l’humanitaire. Il nous fait la définition des mots : famine, mal nutrition, sous alimentation, pauvreté : la plus grande étant : la solitude, l’exclusion c’est à dire n’être aimé de personne, “la coupure de téléphone = plus de relations”. De nouveaux types de pauvres frappent à notre porte : retraités pauvres, temps partiel, premier emploi, familles mono parentales ; avec pour conséquences le suicide, la drogue, la violence, la prostitution, (des femmes se prostituent pour faire vivre leur famille), l’intégrisme religieux. René Valette sait de quoi il parle, il continue à habiter en banlieue lyonnaise au milieu de familles qui n’ont pas la vie facile.
Avec la crise on mesure les dégâts immenses d’une libéralisation à outrance.

Nécessité de donner à la mondialisation un autre contenu, un autre sens.






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