Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage


La Bonne Nouvelle est annoncée aux pauvres

Samedi 11 février 2017, à Nazareth Chabeuil, douze paroissiens de Saint Vincent de l’Hermitage ont participé à la rencontre "La Diaconie de l’Église", soit une très bonne représentativité de notre paroisse. En effet, ce Forum-récollection n’a pas eu le succès qu’il méritait.


 

Toutes les personnes présentes ont été enchantées de leur journée et des fructueux échanges sur un sujet très peu expressif. Oui, nous avons apprécié la clarté des propos du conférencier.* C’était beaucoup plus qu’un simple prolongement de Diaconia 2013 à Lourdes.
La diaconie est un mot religieux, bien ancré dans le langage de l’Église, on peut le remplacer par Charité, par justice, solidarité ; ou bien par Amour, avec un A majuscule qui signifie bien l’Amour qui vient de Dieu.
C’est un des trois mots qui signifie la trilogie de l’Église : liturgie, annonce et diaconie ; célébrer, annoncer et servir ; ou la formule plus répandue : chaque baptisé est appelé à être à la fois prêtre, prophète et roi-serviteur. A l’image de Jésus, notre foi nous conduit à agir.
Mais, du fait de la complexité des problèmes, il y a eu une spécialisation technique, une professionnalisation des structures et une tendance à l’émancipation. Pour les "Hôtel-Dieu", par exemple, cela a abouti à une sécularisation jusqu’à devenir un service public.
Autrement dit, cela devient un "bien commun", le christianisme est fait pour se dissoudre socialement, c’est sa vocation. Et pourtant, la diaconie est une facette non-délégable de la mission de l’Église ; elle devient bancale si elle perd son troisième pied.
Une partie de l’exposé du Père Dubrulle s’est aussi appuyée sur l’expression de Jésus : « Je suis venu annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres, aux captifs la libération, aux opprimés la délivrance... » Le conférencier a bien insisté sur le fait que ce sont les pauvres les premiers destinataires de l’Évangile qui, ensuite, est partagé par tous les peuples. Nous ne devons pas exclure les pauvres de la trilogie, ils en sont le ferment, le levain. « Les pauvres sont les économes de notre espérance, les gardiens du Royaume, qui ouvrent la porte aux justes et la referme devant les méchants et les égoïstes » nous dit Grégoire de Nysse.
Retour à la trilogie avec la dernière note de mon cahier : "L’amour est plus fort quand il est confessé et célébré".
Daniel GUIGARD


*Le Père Luc DUBRULLE, prêtre du diocèse d’Arras, Président-recteur délégué de l’Université Catholique de Lille.





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