Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage


Jean le Baptiste, Abraham et quelques autres

Ce mois-ci, nous fêterons au solstice d’été la naissance de Jean-Baptiste. Il est un cadeau de Dieu qui a exaucé, sur le tard, le désir d’enfant d’un couple stérile.


 

C’est un problème majeur dans la Bible comme dans la vie courante : Abraham et Sarah ont eu Isaac, Elkanna et Anne qui ont eu Samuel, le prophète, bien d’autres encore, jusqu’à Zacharie et Élisabeth pour Jean le Baptiste.
Le sens de la vie est un grand souci pour de nombreux couples sans enfants. La médecine cherche et trouve des remèdes. Et l’Église a largement participé à la consultation nationale sur la bioéthique, dont les rapports de synthèse seront publiés le 4 juin. On entend trop de discours que l’on prête à l’Église et qui ne sont pas d’elle. Notre Église est nuancée et s’efforce de montrer que les techniques qui apparaissent comme une aide à la procréation « ne sont pas à rejeter parce qu’artificielles. Comme telles, elles témoignent des possibilités de l’art médical. Mais elles sont à évaluer moralement par référence à la dignité de la personne humaine, appelée à réaliser sa vocation divine au don de l’amour et au don de la vie » (Dignitatis Personae).
Toute notre réflexion doit reposer sur la dignité de la personne humaine. C’est, concrètement, l’application du dernier message que Jésus confie à ses disciples avant sa Passion : Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.
Nous vivons dans « le monde », une société de stress, de mouvements incessants, d’impératifs économiques qui ne laisse pas grande place à la dignité. Nous subissons et faisons subir une « chosification » des gens, une sorte de matérialisme de la vie comme sait si bien nous le rappeler la publicité. Nous voulons des codes, des lois, des jugements. Nous constatons avec crainte que le désir d’enfant se mue en droit à l’enfant, naturellement beau, parfait, fruit de l’eugénisme. Le culte du corps et de la performance fait que la vieillesse devient un handicap auquel il convient de mettre un terme… Les réflexions sur la bioéthique doivent replacer l’homme au cœur du problème. Or chaque situation, chaque cas est unique et la défense de la dignité appelle, à chaque fois, à une réponse appropriée.

JPEG - 613.4 ko
Livrable en 48 heures chrono...

La dignité de l’homme ne se négocie pas. C’est l’histoire permanente de l’Ancien et du Nouveau Testament. Lorsque Jean le Baptiste ou Jésus parlent de renoncer au monde, c’est de renoncer à la matérialisation de ce monde, à la « chosification » de nos sœurs et de nos frères, voire même à la « chosification » de notre propre corps, de notre propre esprit, signe que nous avons du mal à nous aimer nous-même (et donc à aimer notre prochain...). L’Église propose une parole sur les grandes questions d’éthique sur laquelle nous appuyer, mais n’en restons pas là, le respect absolu de la dignité humaine nous impose ici et maintenant d’être simplement des Christ pour les autres.
François BAUDEZ


RENCONTRES BIOÉTHIQUE
Quel monde voulons-nous pour demain ?
Mardis 12 et 19 juin, 3 juillet : 20h au Foyer paroissial.





  Mentions légales   Contact     Administration        Suivre la vie du site    SPIP