Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
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Des acteurs et des hommes de Dieu

Depuis le 8 septembre, est projeté dans les salles de cinéma le film "Des hommes et des dieux".


 

Un chef d’ œuvre qui a reçu au festival de Cannes
2010 le grand prix du jury et le prix de l’Éducation
Nationale. Ce film–événement de la rentrée
retrace avec une grande humanité et un sens
spirituel rare la vie, l’enlèvement et la disparition
tragique en 1996 de sept moines de Tibhirine.
C’est un message fort de fraternité universelle, un
témoignage hors pair d’engagement et de fidélité.

Le film poignant ne touche pas que les
spectateurs ; il a remué aussi les sept acteurs qui
jouaient dans les rôles des sept moines. Obligé
d’être bref, je n’en évoquerai que deux.

D’abord, frère Luc, originaire de Bourg de Péage.
Après ses études de médecine, il entre à
Aiguebelle et fut rapidement envoyé à Tibhirine
où il a vécu plus de cinquante ans. Médecin, il n’a
pas voulu être prêtre, pour être disponible,
comme simple "frère", au cent cinquante malades
qu’il recevait chaque jour. Michaël Lonsdale, qui a
porté son rôle à l’écran, reconnaît : « C’est la
première fois que je jouais un être pur. Pour moi, il
est de la famille de Mère Teresa ou de sœur
Emmanuelle. C’est fabuleux quand la grâce est là ».

Le rôle du prieur de Tibhirine, Frère Christian de
Chergé, est joué par Lambert Wilson. Celui-ci
n’avait reçu aucune éducation religieuse. Sa mère
était même une "bouffeuse de curé", a-t’il avoué
au mensuel "Panorama" C’est adulte qu’il s’est fait
baptiser par l’abbé Pierre. Pour s’imprégner de
son rôle, il s’est rendu, comme les six autres
comédiens, au monastère de Tamié, pendant
quelques jours. « Ce fut une grâce et un vrai
bonheur », dit-il. Il a découvert la vie simple et
cachée des moines, il a "épluché" les écrits de
frère Christian de Chergé, et il reconnaît avoir
"avancé dans la foi". Pour lui, la foi, c’est faire
confiance à Dieu, « être sur un chemin, (suivre)
un itinéraire inévitablement chaotique...
je répugne à prononcer le nom de Dieu.
Je crois que mes lèvres sont infiniment
trop petites pour proférer le nom de
Dieu. Il est l’indicible, l’imprononçable,
au delà de tout mot. Je suis un peu
comme un oiseau qui se cogne à une
vitre et qui n’a pas encore trouvé la
secrète ouverture de la fenêtre ».

Quels beaux témoignages ! Allez donc
voir ce film haletant où jouent de tels
artistes.

Père Raymond PEYRET






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