Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage


Des Rochelains sur le chemin de Compostelle

Ponferrada – Saint Jacques de Compostelle,
environ 200 kilomètres en 9 jours, voilà le
challenge qui nous a réunis, Jeannine, Michel
et moi même, sur cette dernière étape du
chemin de Compostelle, à traverser la Galice
pour arriver à la très célèbre cathédrale de
Santiago un beau jeudi un peu avant midi
pour assister à l’office et nous immerger dans
l’ambiance « jacquet » des pèlerins.


 

Avancer sur le Chemin – El Camino en
espagnol – c’est mettre ses pas dans les
traces d’innombrables hommes et femmes
qui nous ont précédés, c’est participer à un
rituel millénaire, c’est abandonner la facilité
de la locomotion mécanique pour redécouvrir
que chaque pas nous transporte, qu’on peut
parcourir de grandes distances au rythme
naturel de la marche. C’est voir et sentir
autrement, c’est pouvoir écouter les oiseaux,
respirer le parfum des arbres et des fleurs,
s’abandonner à la caresse d’une brise légère ou
d’un vent plus impétueux, c’est découvrir ou
redécouvrir que nous appartenons à la nature et
c’est prendre du temps pour s’en émerveiller.

Aller sur le Chemin c’est encore se rencontrer, du
bref salut presque rituel "buon camino" à des
échanges plus fournis et plus profonds au fil du
chemin, à l’étape du soir, au restaurant ou encore
devant une église ou une petite chapelle où on
était venu chercher un tampon pour valider le
"Crédential". Que d’occasions de partager sur bien
des sujets, des plus quotidiens : le temps, les
histoires de pieds ou de genoux ... aux plus
profonds : chacun peut évoquer son parcours de
vie, partager un peu de ses espoirs et de ses
certitudes, et enrichir et s’enrichir dans un
dialogue vrai.

Faire le Chemin, c’est enfin se retrouver face à soi
même, savoir aller au delà de sa fatigue et se
découvrir résistant, savoir profiter de cette
« parenthèse de vie » pour se retrouver et
pourquoi pas faire un point sur le sens que l’on a
donné à ce pèlerinage, épreuve sportive ou
parcours spirituel, et sur ce qui en restera au
retour et là c’est la surprise : sans doute ce sera
différent pour chacun mais ce qui est sûr c’est que
pour tous il en restera quelque chose d’important,
pas forcément décelable tout de suite, à digérer
avec le temps et pourquoi pas in fine trouver
l’envie de repartir ?

Merci à Jeannine et Michel pour m’avoir invité à
partager ce voyage,

Jean-Paul HENOCQ






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