Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage


Alessia, Cyrine, Emmy, Nina, et les autres...

La période qui va du mois de mai au mois de septembre, constitue le grand « boum » des baptêmes.
L’année 2014 pourrait établir dans la paroisse un nombre record qui frôlera les deux cents ! En tous cas
plus que les années précédentes, me semble t-il, je vois fleurir tout plein de nouveaux prénoms, à faire
pâlir le calendrier des postes.


 

« L’instruction générale relative à l’état civil »,
dans son édition d’août 1970, concernant le choix
des prénoms, avait demandé que "l’on épargne
aux enfants l’attribution de prénoms de pure
fantaisie".
Je crois que de nos jours la ligne
blanche est allègrement franchie et que les
prescriptions de la loi du 11 germinal an XI (1er
avril 1803) sont manifestement enterrées.
Les diminutifs sont devenus monnaie courante ;
les variations d’orthographe (comme Michèle ou
Michelle) sont multiples, les contractions de noms
doubles (comme Milène pour Marie-Hélène) sont
on ne peut plus fantaisistes.
C’est à qui inventera le prénom le plus distinctif
des autres : Lyssana, Cyrine, Alessia, Djébril,
Emmy, Letti, Matt, Tya, Lorys, Nina, en sont
quelques exemples qui ne sonnent pas forcément
bien à toutes les oreilles.
Les dits prénoms viennent de romans ou de films ;
parfois ce sont des formes bretonnes ou
étrangères, parfois de pures inventions. Je crains
que des parents ne se demandent pas si leurs
innovations ne nuiront pas à leurs enfants. On
pourrait au minimum souhaiter que les prénoms
permettent de savoir s’il s’agit d’un garçon ou
d’une fille...
Pour les chrétiens, le prénom est reçu dans
l’Église, au début de la célébration de baptême.
Voilà qui donne le « la ». Dieu nous appelle par
notre nom : que ce nom indique la dignité de celui
qui le porte. Bien entendu, il n’est pas interdit de
créer de nouveaux prénoms tant dans la
République que dans l’Église. Par exemple, avant
d’être le nom d’une sainte, Marguerite était le
nom d’une fleur et même celui d’une perle.
Faisons donc en sorte que les prénoms aient du
sens et soient beaux ! « Le nom est l’icône de la
personne »,
note justement le catéchisme de
l’Église catholique. Il doit favoriser le respect de la
personne, voire un idéal. Pourquoi ne pas appeler
une fille "grâce" ou "gracieuse" ? Et un garçon
"Rayon de Soleil" ? Tant de parents, disent que
leur nouveau-né est pour eux un rayon de soleil...
Au fait, savez-vous que Raymond a une
étymologie germanique qui veut dire "conseil" ?
Craignant que quelques-uns de nos lecteurs ne
me trouve pas de bon conseil, je souhaite
néanmoins que tous nous soyons des rayons de
soleil ! Et permettez-moi de signer avec amour et
humour :

Rayon PEYRET !






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