Paroisse Saint Vincent de l’Hermitage
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3 : La joie de mourir en martyr…

Des saints, des bienheureux sont morts en martyr dans la joie. Ici sont présentés les cas du bienheureux Miguel Augustin PRO, Saint Maximilien Kolbe, Sainte Blandine et le Bienheureux Karl Leisner.


 

C’est le cas de Bienheureux Miguel Agustin PRO (1891-1927), prêtre jésuite mexicain. Dans les années 1920, des persécutions religieuses éclatent au Mexique, causées par le gouvernement du parti laboriste d’Álvaro OBREGÓN. Miguel Agustin PRO dût se réfugier en Europe (il y fut ordonné prêtre) et voulait revenir au Mexique et mourir en martyr avec joie. Il était le plus joyeux de ses compagnons lors de ses temps libres. De retour au Mexique, en 1927, le prêtre est arrêté et condamné à mort. Sur le chemin de sa cellule au poteau d’exécution, Miguel pardonne et console son geôlier. Il est fusillé le 23 novembre 1927.

Saint Maximilien KOLBE (1894-1941), en plus d’avoir travaillé pour Marie l’Immaculée, est mort en martyr avec joie. En effet, quand les nazis ont envahi la Pologne, Maximilien KOLBE et sa communauté cachaient des juifs et publiaient des articles dans un journal catholique ; mais ils se sont fait arrêter par les nazis. Maximilien et ses frères sont emprisonnés. Puis il est déporté à Auschwitz, là-bas il connaît l‘enfer. Il disait « Seul l’amour est force de création ». Un prisonnier avait réussi à s’échapper du camp, frustrés les nazis décidèrent de faire mourir de faim 10 personnes au hasard. Un père de famille est désigné mais Maximilien KOLBE, devant la plainte de cette personne, prend sa place, accepte de mourir à sa place, et réalise sa plus grande joie : mourir en martyr. Les nazis les enferment dans un bunker à mourir de faim. Maximilien prie, console, confesse ses compagnons. Maximilien a dit à ses compagnons d’avoir de l’amour pour leurs bourreaux car « ils n’ont pas compris, ils sont aveugles ». Après deux semaines de survie, seul Maximilien a survécu. Les nazis décident d’en finir en lui injectant du poison. Il meurt calmement, le visage doux, avec amour et joie.

Il y aussi Sainte Blandine (160 environ -177) qui est morte en martyre dans l’amphithéâtre à Lyon. Après avoir vu tous ses compagnons mourir parce qu’ils étaient chrétiens ; Sainte Blandine fut exécutée dans l’amphithéâtre. Elle devait être tuée par les fauves mais ces derniers refusaient de lui faire du mal ; après avoir été jetée, fouettée, elle mourut finalement égorgée. Lors de son exécution, elle est morte avec joie ; selon certains écrits elle serait rentrée dans l’amphithéâtre avec « plein de joie et d’allégresse, comme si elle était invitée à un festin de noce ».

Bienheureux Karl LEISNER (1915 -1945) a su garder une joie, un amour et une paix remarquable dans le terrible camp de concentration de Dachau, malgré la maladie et la cruauté des camps, ce qui frappa ses interrogateurs SS. Aussi des messes étaient organisées clandestinement, Karl put servir plusieurs fois comme diacre ce qui le comblait de joie. Il fut ordonné prêtre clandestinement le 3ème dimanche de l’Avent qui est aussi le dimanche de la joie. Avant d‘être déporté, Karl était atteint de la tuberculose, sa maladie empirait à cause des mauvaises conditions de vie des camps. Il mourut quelques mois après la libération de Dachau en 1945. Il a demandé au Seigneur, avant la libération de Dachau : « Bénis aussi mes ennemis ! ». Cet acte est un geste d’amour et de miséricorde remarquable.






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